VALENTIN AUBERTIN
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Je suis allé voir un ciné-concert au NJP : Whiplash(1).

Rien de trop nouveau en apparence — j’avais déjà vu le film trois ou quatre fois, et j’avais déjà vécu l’expérience d’un ciné-concert.

Mais cette fois, c’était différent. Unique, même.

Le premier ciné-concert que j’avais vu, Metropolis(2), relevait presque de la fusion totale entre image et musique : un film muet où le son ne fait qu’un avec le visuel, où l’orchestre est une voix continue, un flux parallèle.

Avec Whiplash, tout était plus vrai, c'est ce qu'on nomme un son diégétique(3) — la musique que l’on entend dans Whiplash est celle que jouent les personnages eux-mêmes. C’est comme si l’on arrachait la substance sonore du film pour la propulser hors de l’écran, dans la réalité.

Il y a cette citation :

"Le théâtre, c’est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue."
Federico García Lorca

Eh bien, cette expérience m’a donné envie de dire :

"Ce ciné-concert, c’est la fiction qui sort de l’écran pour descendre dans la rue."
Federico García Lorca, feat val
Sources