VALENTIN AUBERTIN
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En regardant la dernière vidéo de Mr Beast, où il réunit 50 des plus gros youtubers (USA) de l'époque pour remporter 1 million de dollars à travers différents jeux, je n'ai pas eu la sensation d'avoir regardé une vidéo qui me parle. C'est peut-être dû au fait de ne pas connaître la majorité des personnes - sauf Casey Neistat, que je regardais tous les jours pendant ma période lycée - mais surtout au fait que la vidéo semblait rushée sur certains aspects. Il y a aussi sans doute un effet de connexion préexistante : la vidéo part du principe qu'on connaît déjà ces créateurs, qu'on a déjà une histoire avec eux. Mais en tant que spectateur français, ce lien n'existe pas forcément - ce sont des Américains, et le suivre demande déjà un effort en amont.

Ce que fait Mr Beast depuis pas mal d'années maintenant, c'est exactement ça : regrouper un groupe de personnes plus ou moins large et les faire s'affronter à travers différents jeux. Peu importe les jeux en soi, ce sont les personnes qui font la vidéo. C'est à travers elles qu'on la vit.

D'ailleurs, le type de vidéo qui me parle le plus sur sa chaîne, c'est lorsqu'il fait "jouer" une poignée de personnes (1, 2... 5) au sein d'un groupe plus large et hétérogène. Pourquoi ? Parce qu'on a le temps de se rapprocher d'elles, de les apprécier - ou pas -, de les connaître. Une connexion se crée, et à partir de là, peu importe les jeux : on veut suivre la personne.

La seule fois où j'ai vraiment été pris dans ce schéma "multitude de jeux + énorme population", c'est avec la première saison de Beast Games sur Amazon Prime. Le format lui permettait d'étaler le jeu sur plusieurs épisodes, ce qui, malgré le nombre de participants, laisse le temps de s'attacher.

Au final, ce que fait Mr Beast de mieux, ce n'est pas le concept, le prize money ou la mise en scène - c'est sa capacité à créer des connexions à travers l'écran. Et c'est sans doute ça, la vraie clé : peu importe le format, dès qu'on s'attache à quelqu'un, dès qu'on veut le voir gagner, on est embarqué.